L’histoire

Domloup porte son histoire et sa légende. Fière de son patrimoine, la commune s'étend et s'étoffe de siècle en siècle autour de son centre historique et de son église âgée de plus de 1 000 ans au centre de l'enclos paroissial et proche du Rimon, ce ruisseau qui accompagne le temps et l'histoire de la commune.

La lÉgende

Il y a très longtemps, bien avant l’an mil, au Ve siècle après Jésus Christ, Domloup était un petit village perdu au milieu d’une grande forêt, dont il reste, aujourd’hui encore, quelques vestiges. Cette forêt était habitée par les loups, qui y régnaient en maître, semant la terreur parmi les pauvres villageois. Ils dévoraient les paysans et pourchassaient sans répit donner les bergers et leurs troupeaux.

A la même époque, les armées de Saint Loup, évêque de Troyes, poursuivaient les Huns et empruntaient la voie gallo romaine, très proche de l’axe Rennes-Angers d’aujourd’hui.

C’était une année de sécheresse et son armée souffrait de soif, aussi, avec son bâton, il frappa la terre et fit jaillir une source d’eau vive. C’était au lieu-dit appelé aujourd’hui La Fontaine Saint Loup. Cette source coule toujours et n’a jamais été asséchée. L’Evêque décida qu’aucune bête féroce ne puisse survivre sur ce territoire et qu’un grand domaine autour de cette source devienne le domaine de St Loup, ou Domnus Lupus, transposé beaucoup plus tard en Domloup.

histoire

La paroisse de Domloup est attestée depuis la fin du 12ème siècle. Elle est placée sous le vocable de Saint Loup, évêque de Troyes au 5ème siècle. Le nom de la commune vient de ce St Patron « Domnus Lupus », qui est devenu Domloup.

La commune est située à 12 km au sud-est de Rennes, et s’étend sur 1855 hectares. Elle est limitrophe de Châteaugiron, Noyal sur Vilaine, Cesson Sévigné, Chantepie, Vern sur Seiche et Nouvoitou.

Le bourg est excentré par rapport au territoire et est situé au sud-est. La partie sud-est est traversée par l’Yaigne et le ruisseau de la Fontaine Saint Loup. Le Rimon et le Blosne complètent le réseau hydraulique.

Son sous-sol composé de schiste a un paysage général de bocage. Celui-ci a d’ailleurs permis le développement d’une culture particulière entre le 15ème et le 18ème siècle. Ainsi, le chanvre était cultivé dans la commune car le bocage abritait les cultures. Des vents forts et le climat de cette zone tempérée se prêtent bien à cette culture qui se développe en vue de la fabrication de toiles servant à réaliser des voiles de navire.

Les voiles fabriquées dans tout le contour étaient appelées les Noyales ; elles étaient filées et tissées dans les campagnes, surtout l’hiver. La semence se faisait en avril et les récoltes en juillet. L’humidité favorisait le rouissage et le blanchissement des fils et tissage. Les voiles étaient réputées pour leur grande résistance. Domloup à la fin du 18ème siècle, comptait 1800 habitants. Au 19ème siècle, les voiles de chanvre connurent un déclin important à cause de la concurrence d’autres pays et de l’arrivée du coton.

Sur le cadastre napoléonien de Domloup réalisé en 1809, il existe encore de nombreuses chevrières. Par contre, sur celui de 1849, elles ont pratiquement disparu. Ceci indique que cette culture a disparu de Domloup vers le milieu du 19ème siècle.

Le territoire de la commune ne présente pas de forêt ou de bois importants. Seuls les sites d’anciens manoirs tels que la Chauvelière ou bien le bois Hamon possèdent encore des bois.

Tour à tour révolutionnaire et conservatrice, la paroisse de Domloup se trouve divisée sous la Révolution française comme beaucoup de communes rurales. Sa position géographique est propice à la diffusion des idées révolutionnaires, dans la mesure où, située dans le bassin de Rennes, les marchands artisans de Domloup deviennent les vecteurs d’un courant de pensée plutôt citadin, et introduisirent les idées révolutionnaires dans le village. Là encore, une forme d’opposition conservatrice spécifique à la Bretagne, la chouanerie tente d’influencer les esprits acquis à la cause des Révolutionnaires, faisant de Domloup un véritable théâtre de la contre-révolution, à tel point que deux prêtres réfractaires seront expulsés de la Commune en 1792. Si le départ des Chouans en 1800/11 a apaisé les dissensions internes, la résistance à la République est restée latente au cours de la période moderne.

A peine habitée par 1000 personnes jusqu’au XIXè siècle, Domloup est alors une petite commune essentiellement rurale, où fleurissent les propriétés agricoles et les manoirs. S »il y avait deux grands seigneurs principaux sur les terres de Domloup, le seigneur de Guérry et le baron de Châteaugiron, plusieurs manoirs, témoignent de la présence d’autres aristocrates possédant la plupart des terres du village.

L’artisanat, lié pour partie aux métiers de la terre et de ceux qui l’exploitent, à savoir les tisserands, filassiers, cabaretiers, sage-femmes, charpentiers, tailleurs, cercliers, sabotiers offrent un parfait panel des métiers existants à l’époque médiévale puis moderne.

Aujourd’hui, Domloup, village médiéval, révolutionnaire, puis ville contemporaine a franchi les époques, en conciliant deux réalités historiques, un foyer de population ancien, avec une implantation familiale occurrente et la proximité avec la capitale bretonne, est décidée à constituer un tissu urbain soudé et moderne.

blasonblason

L’écusson original appartenait à Pierre Yvette, seigneur de Boishamon et de Montgazon au XVème  siècle.

Les armes de Pierre Yvette étaient d’azur au chevron d’argent, accompagnées de trois quintefeuilles de même couleur.

Le blason retranscrit dans une dynamique contemporaine s’appuie sur 2 lignes d’argent signifiant l’Equilibre urbain avec nos racines rurales, et symbolisant l’intérêt environnemental de la vallée du Rimon.

Enfin, le mot « Naturellement » est un message permanent, clin d’œil à la nature et à l’environnement. C’est la façon d’être de Domloup, le besoin d’un bonheur simple pour bien vivre à Domloup.

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